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Douleurs et expériences

Douleurs et expériences

J’ai à coeur de partager cette expérience avec vous et d’y apporter ma vision d’Etre en Conscience !

La semaine dernière, en vacances dans le pays de naissance de mon amoureux (qui soit dit en passant est tellement parfait que j’espère ne pas cramer la totalité de mon karma positif difficilement accumulé dans cette courte incarnation ;-)), nous profitons de la beauté de Bruges la Venise du Nord, quand le soir venu, tout bascule !

Lors du retour, dans la voiture, je me sens si mal, sans en comprendre la raison. Une nausée folle, une sensation opaque d’enfermement, une saturation intense de tout ce qui m’entoure…

Jusque là rien de grave, car étant hypersensible, je suis habituée à ces sensations qui restent passagères lorsqu’elles ne sont pas saisies. Mais voilà que la nuit est infernale, je me réveille dès que je m’endors, ma gorge me brûle, j’ai soif mais ne peut pas vraiment boire, des sortes de crampes partout et cette affreuse sensation de froid alors que je transpire et trempe mes draps !

Au matin, avec l’aide de la sœur de mon compagnon qui nous accueille et qui est médecin orl, nous diagnostiquons une « angine grippale », un sale petit virus choppé au grand air des canaux de Bruges !

Se reposer et attendre, quelques antidouleurs : paracétamol, sirops et pastilles… Moi qui ne prends jamais de médoc, qui d’ailleurs, ai pas mal la chance de n’être jamais malade !

J’ai tout de suite eu conscience que ce n’était pas simplement une maladie virale mais une forme de vieux karma négatif, qui mûrit maintenant, pour aller de nouveau au plus profond de moi chercher La Vie !

S’en est suivi, une semaine incroyable de douleurs et de désappointements…

En plus, je n’avais pas l’esprit si engourdi que cela, comme cela peut être avec la grippe, ce qui m’a laissé une puissante conscience du temps qui s’écoulait et du ressentis des sensations corporelles.

Je n’ai rien pu manger pendant des jours et des jours ! Ma gorge me brûlait et restée absolument fermé à toute introduction, sauf quelques gouttes d’eau par ci par là !

Je ne pouvais guère parler et ce jusqu’à la fin…

Très vite, l’aspirine n’a plus fait d’effet, ou à peine une heure ou deux alors qu’il était recommandé de n’en prendre que toutes les 6h… Toute la partie droite de mon visage était comme ankylosée et le jour où la douleur dans ma gorge à commencé à irradier dans mon oreille, j’ai craquée !

Plusieurs nuits sans vrai sommeil, plusieurs jours sans nourriture et cette douleur si intense dans l’oreille qu’il est tout simplement impossible de penser à quoique ce soit d’autre !

Au matin en larmes, ne sachant plus comment me tenir, trop allongée mon dos hurlant, trop faible pour rester debout, je fonds en larme chaudes et tellement lourdes de douleurs et d’épuisement…

Mon amour, toujours là, me prends contre lui, derrière moi et m’entoure de ces bras, me murmurant des petits mots tout doux, je me suis endormie… Je garde de cet instant une sensation de bienveillance angélique, la douleur s’est apaisée pour un instant.

Le week end il y avait la confirmation de la filleule de mon chéri ! Une vingtaine de personnes à la maison où nous logions !

Le corps et l’esprit peuvent être étranges… Ce jour là, comme une programmation, je ne peux pas dire que j’étais bien, mais en tout cas, j’ai pu tenir une partie de la journée et même manger un tout petit peu… et puis le soir, c’était reparti !

Etre très malade chez des gens que tu ne connais pas, qui t’accueille pour la première fois, c’est très spécial ! Surtout pour des personnes comme moi, très indépendante et qui n’ont pas l’habitude de se faire aider par les autres… Leçon ! Humilité ! Gratitude…

Nous décidons d’avancer notre retour à la maison car ce ne sont plus vraiment des conditions de vacances idéales ! Heureusement la première moitié fut merveilleuse !

8h30 de route, à faire de toute façon ! Moi qui adore bouger, voyager et conduire, quelle crainte j’en avais ! C’est mon homme qui à tout géré nickel ! Et même Paris fut clémente quand à ses embouteillages qui ne furent que quelques ralentissements bien qu’il soit 17h quand nous l’avons abordée !

Le matin du départ, la sister doc m’a proposé des antibio car mon état ne s’améliorait absolument pas ! Elle m’a de nouveau confirmé que je n’avais rien dans l’oreille mais mon l’oreille, comme la gorge comme le reste du corps restait pétrit de douleurs et d’épuisement.

6ème jour de maladie, 6 jours sans quasi dormir et pourtant la sensation de ne faire que ça, 6 jours sans manger et pourtant j’ai tout à fait confiance que c’est ce qui est bon pour le corps, le laisser lui même à son rythme d’approvisionnement (il y à une vraie différence entre un jeun choisi et un jeun forcé par la maladie)… J’ai donc dis ok pour les antibio surtout parce que je me sentais si mal, je ne savais pas comment ça aller finir…

Nous voilà donc prenant la route pour la Dordogne et moi commençant mes antiobio ultra strong !

Comme je l’ai dit, je ne suis jamais malade… Du coup des médoc non, en plus je suis pro médication nature…

Antibio… Et bien ça fait longtemps ! Quoique ! L’année dernière en Inde, mais là c’est un gros bug qui m’est tombé dessus, à bien ravagé ma flore intestinale et puis est reparti… Ca s’appelle « Petite visite à Benares » et sinon c’était en 2015, très grosse infection urinaire qui m’a mis par terre… et je devais bosser !! Mais j’étais moins mal que cette fois ci car j’ai pu aller bosser alors que là j’en étais tout à fait incapable !
L’événement de 2015 était un appel clair à changer quelque chose dans mon fonctionnement avec ma boite… Métro, boulot, dodo afin de faire plus de sous… Ca ne me correspondait pas, je le savais, je me suis un peu perdue, ma vie est vite venue me chercher… Aïe ! Et sinon, avant ça ???

Bref, cette fois ci, les antibio est bien c’est… La sensation que j’ai eu, bien que je ne connaisse pas cette drogue, c’est d’être sous GHB ! Je me voyais assise là, comme un gros mollusque accrochée à son rocher, sans aucune possibilité de mouvements,de paroles, d’autonomie…

Le lendemain du retour et donc 2 jours d’antibio, toujours pas d’amélioration, toujours impossible de manger (sans faim aucune à aucun moment d’ailleurs) et de parler, toujours tellement mal dans l’oreille, toujours mon dos hurlant d’être trop allongée… Et toujours mon amoureux, présent, tendre, patient, attentionné…

Seule différence, dans ma gorge le coté droit toujours brûlant mais du côté gauche une espèce de voile opaque, très désagréable. L’image que j’en avais était comme une partie de Kombucha, vous voyez ? Du coup, quand j’essayais de boire, notamment pour avaler l’antibio, ça me faisait comme un petit rebondissement dans la gorge et la goutte me remontait dans le nez !

Et justement hier ! 3ème jour d’antibio, dans l’après midi, la sensation que ce voile se déchire… Trop bizarre ! Voyez vous ces champignons que l’on trouve parfois qui ont pourris sur pieds ? Quand on les touches ils tombent en poussière direct avec un petit « pffttt… » ? Et bien la même chose dans ma gorge, avec un goût atrocement dégueulasse que je n’avais pas eu jusqu’alors (la poche de pus de l’infection… hummm) !!

Et là !!! Merveille !!!

J’ai senti que ça allait MIEUX !!

Tout se réouvre, tout se rééclaire, tout redevient mouvement, musique, air ! La Vie !

Alors je suis encore super faible, je n’ai pas vraiment faim mais cette incroyable douleur à l’oreille est passée et celle de ma gorge n’est qu’une infime pastille de la taille de l’ongle de mon petit doigt… et je peux parler ! Quelle belle sensation !

Mon chéri d’amour à eu l’excellente idée de me préparer des smoothies, hier soir déjà et c’est passé et ce matin, en caleçon dans ma cuisine, une vision qui est l’un des meilleurs médicaments qui soit !

Du coup, repos et introspection et surtout ce repos qui répare après la maladie, et reconstruire mon petit ventre après ces lourdes antiobio et puis retour à l’activité lundi…

Je rends hommage, et j’ai eu de grandes pensées pour eux, à tout ceux qui souffrent au quotidien, les longues maladies, les maladies chroniques… Je rends hommages à leurs courage et à leurs patience, car bien que l’on puisse dire « c’est comme ça, il n’y à pas le choix », je ne pense pas que ce soit complètement juste…

Il y à le choix de laisser tomber et de se dissoudre dans la douleur quand elle est intense ! (Et encore, j’ai tout à fait conscience de la courte intensité de la mienne!)

C’est un choix, il me semble, de continuer à se dire « Ok, c’est dur mais j’avance ainsi dans cette vie, quelque chose se passe pour moi, je ne vis pas ça pour rien… »

Donc hommage oui, car je comprends à quel point la douleur peut se placer au-delà de tout le reste ! C’est d’ailleurs un excellent moyen de torture n’est ce pas ?

J’ai bien connaissance aussi des aspects symboliques des différents points du corps impactés par la maladie !

Il y à tout un travail sur moi qui se fait depuis des années mais il y a aussi une telle conscience de ce vers quoi nous allons, l’humanité, que je me dois de trouver comment exprimer et apporter mon aide à ces grands bouleversements !

J’ai essayé, quant à moi, de vivre cette maladie en conscience !

En même temps, c’est facile à dire comme ça, car pratiquant la pleine conscience, cela fait partie de mon quotidien, je suis en conscience de ce que je suis, de ce qui m’anime etc.

Mais là, j’ai la sensation d’avoir été un peu plus loin, dans le sens où je n’ai rien cherché à contrôler. Bien sûr je n’en avais pas la force, mais au-delà de ça, l’esprit cherche toujours d’une manière ou d’une autre, avec nos maintes tendances à reprendre le contrôle, analyser et classer ce qu’il se passe !

J’ai essayé alors, de rester dans « ne rien faire », juste ressentir, « à cet instant précis, je suis ça »…

J’ai vu comment l’espace et le temps n’existent absolument pas tel qu’on les catégorisent dans notre société et à quel point l’esprit aussi embourbé soit il dans la maladie peut être vaste et en paix…

Il est étrange de décrire cette sensation de ne rien vouloir… car forcément une part de moi n’était pas comme ça, l’instinct de survie est présent lui aussi, mais la part maximale de moi même était plutôt dans l’espace paisible de ce qui est !

J’ai abordé la mort sans terreur et cela m’a surprise car je ne me sens pas encore prête à quitter cette incarnation, mais là c’était une sensation de continuité, un peu comme une floraison…

J’ai évoqué par 2 fois la peur avec mon chéri, car d’une part, je ne comprenais pas ce qu’il se passait et d’autre part je ne comprenais pas ce qu’étais ce voile dans ma gorge, mais ensuite, tout s’est apaisé et je me suis retrouvé posée dans un cycle continu…

J’ai été heureuse de constater que je n’avais pas de choses non réglées en ma conscience si je devais quitter ce corps ci…

C’est aussi étrange à décrire qu’intense à expérimenter !

Côté pleine conscience, c’est à nouveau pour moi une preuve que nous nous devons à nous même d’être totalement nous même ! Bien bien bien au-delà de toutes conventions sociales professionnelles, familiales et surtout bien au-delà de toutes les injonctions et limitations que nous nous imposons sans cesse !

Il me semble, que dans chaque expérience nous pouvons trouver la lumière ou plutôt, nous reconnecter à La Lumière que Nous Sommes !

Bien à vous !

Avec Amour et Conscience

Publié par Isabelle Hernandez dans Non classé, 0 commentaire